Des chercheurs du CHU de Québec publient une importante étude sur l’impact des antibiotiques sur la flore microbienne de l’humain

16 Septembre, 2015 - 11:30

Des chercheurs du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval (dirigés par : Michel G. Bergeron, Maurice Boissinot, Jacques Corbeil, Marc Ouellette, Paul H. Roy et Sylvie Trottier) et de l’Institut national de santé publique du Québec (Marc-Christian Domingo) viennent de publier leurs travaux sur ce sujet dans le journal de la société internationale pour l’écologie microbienne (Frédéric Raymond et 21 autres collaborateurs, The ISME Journal, advance online publication, 11 September, 2015; doi:10.1038/ismej.2015.148), une prestigieuse revue scientifique appartenant au groupe d’édition Nature.

Leur recherche démontre pour la première fois que l’administration d’un antibiotique couramment utilisé et considéré comme ayant un minimum d’effets secondaires perturbe de manière significative le microbiote intestinal humain de volontaires en bonne santé. En effet, l’antibiotique imprime dans le microbiome une signature reproductible qui dépend de l’état initial des microbes de cette microflore. Plus spécifiquement, les chercheurs ont observé la prolifération de bactéries potentiellement pathogènes après le traitement antibiotique chez les participants présentant initialement une plus faible diversité d’espèces microbiennes. Les participants ayant une flore plus diversifiée ne présentaient pas ce genre d’anomalie. Les chercheurs observent aussi que le bassin de gènes de résistance aux antibiotiques est très différent d’un individu à l’autre et que le traitement antibiotique peut faire apparaitre des gènes qui n’étaient pas détectables avant le traitement.

Pour en savoir plus: Communiqué de presse 

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